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Nice-Matin
Actualité Menton
mardi 20 mai 2008

Quarante anges, gardiens de l'esprit de Mai

 Cofondateur et délégué général de la Quinzaine des réalisateurs durant les trente premières éditions, Pierre-Henri Deleau en 1988. Derrière lui, la démolition de l'ancien Palais des festivals qui abritait alors les projections de la section parallèle.  :   Cofondateur et délégué général de la Quinzaine des réalisateurs durant les trente premières éditions, Pierre-Henri Deleau en 1988. Derrière lui, la démolition de l'ancien Palais des festivals qui abritait alors les projections de la section parallèle. :

La Quinzaine des Réalisateurs ne pouvait pas rêver d'un plus beau cadeau d'anniversaire. Dimanche, une quarantaine de cinéastes renommés que cette section parallèle du Festival a révélés au cours de ses quarante éditions, se sont rassemblés sur la scène du théâtre Croisette. Il y avait là, Chantal Akerman, Jim Jarmusch, Cristian Mungiu, Melvil Poupaud, Claire Denis, Jacques Nolot, les frères Larrieu, etc.

« C'est émouvant de se retrouver là », s'épancha Olivier Jahan. Après avoir « longtemps fait partie de l'équipe de la Quinzaine » au sein de laquelle il collaborait notamment à la sélection des films, l'auteur de plusieurs courts-métrages et d'un long (Faites comme si je n'étais pas là, sorti en 2000) est venu présenter 40X15. Un documentaire aussi passionnant que didactique, retraçant l'histoire et visitant les coulisses de la Quinzaine. Avec force détails et anecdotes savoureuses. Pendant plus d'un an, Jahan est allé questionner les acteurs clés de ce « coucou qui s'est niché dans le grand arbre du Festival. »

La métaphore est de Pierre-Henri Deleau, cofondateur de la Quinzaine et délégué général pendant les trente premières années. Longtemps clé de voûte de cette manifestation, il est aussi, au beau milieu d'un parterre hallucinant de réalisateurs (Costa Gavras, Kean Loach, Theo Angelopoulos, André Téchiné, les frères Taviani ou Dardenne, Spike Lee, Atom Egoyan, Michael Haneke, Manoel de Oliveira, Stephen Frears, Sofia Coppola...) le pivot de ce documentaire. Olivier Jahan l'a conçu comme un hommage à « une manifestation libre qui (lui) tient à coeur et qui a forgé (son) envie de faire du cinéma ».

" Un homme que j'aime "

Deleau était aussi sur la scène du théâtre Croisette dimanche.

Pour Olivier Père, son successeur, il « demeure une source d'inspiration, un homme que j'aime beaucoup. (...) C'est plus facile de le lui dire devant une salle de 800 personnes qu'en tête-à-tête. » Mais son prédécesseur n'est « pas venu souffler les bougies. Je veux qu'elles continuent à briller dans le paysage cinématographique trop souvent menacé. » Pierre-Henri Deleau se contente, au moyen d'un jeu de mots, de souhaiter « bon anniversaire Olivier, Père aujourd'hui de cette manifestation ! » Ça tombe bien, l'intéressé est « plus heureux de fêter les quarante ans de la Quinzaine que les (siens) ! »

La célébration s'est prolongée par un dîner au siège de la Quinzaine, à la Malmaison, avant une soirée à la médiathèque Rotschild.

F. M.
Nice-Matin
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