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Nice-Matin
Actualité Sports
mardi 01 juillet 2008

Nice : La nuit du Turini ressuscitée

On la croyait tombée définitivement aux oubliettes. Sacrifiée sur l'autel d'un soi-disant progrès dicté par les législateurs fédéraux, la mythique nuit du Turini semblait condamnée à « perpète ». Le pire avait même été atteint en 2007, lorsque le col fut carrément rayé de la carte.

Éclipse de courte durée, heureusement, puisque la montagne sacrée du sport automobile est revenue au menu du Rallye Monte-Carlo en janvier dernier.

Ce retour, fort apprécié, vient d'en appeler un autre. Oui, c'est désormais officiel, sûr et certain : le bouquet final nocturne va renaître de ses cendres. Résurrection annoncée vendredi, loin d'ici, au plat pays, en préambule des 24 Heures d'Ypres, la manche belge de l'Intercontinental Rally Challenge.

Depuis l'annonce de l'inscription du « Monte » au calendrier 2009 de l'IRC, voilà six mois, les spéculations sur la métamorphose du parcours allaient bon train. Évolution ou révolution ? L'automobile Club de Monaco a tranché en faveur d'un très sensible remodelage permis par un cahier des charges bien moins contraignant que celui du WRC.

De Monaco à Monaco

Principal changement : le timing est avancé d'un jour, avec un départ mercredi 21 janvier, non plus à Valence mais en Principauté, et une arrivée au même endroit samedi 24... à 1h20 du matin.

« Le Monte-Carlo renoue avec une certaine tradition, c'est formidable », commente Jean-Pierre Nicolas, le vainqueur de l'édition 78, à présent directeur du développement de l'IRC. « Les organisateurs ont conservé les spécificités de leur épreuve en tenant compte des impératifs de la course moderne. Le résultat me plaît vraiment beaucoup ».

Seulement tenu de respecter quelques horaires précis d'arrivée d'étape pour satisfaire Eurosport, le promoteur de l'IRC qui propose des émissions quotidiennes en direct sur ses antennes, l'ACM a donc brisé l'hégémonie du découpage en trèfle pour revenir à des étapes classiques (Monaco-Valence mercredi, Valence-Monaco vendredi), ressortant ainsi de derrière les fagots des spéciales désertées depuis belle lurette (ES 2 et 10, voir parcours ci-contre).

En course ou en liaison, les 100 équipages espérés traverseront pas moins de six départements, des Alpes-Maritimes à la Haute-Loire. Et le dénouement au clair de lune comprendra deux monuments azuréens (Sospel-La Bollène et Lantosque-Lucéram) à parcourir deux fois.

« À mes yeux, il ne manque qu'un parc d'assistance au milieu de la montagne », conclut « JPN ». « Difficile à mettre en place. Mais, en revanche, le retour à la limitation du nombre de concurrents (NDLR : les 60 meilleurs) participant à cette ultime boucle est une excellente initiative. De quoi booster la motivation des uns et des autres ».

Gil Léon
Nice-Matin
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