Hier, l'orchestre répétait au Palais de l'Europe. : Eric Dulière A partir de demain, les regards des Mentonnais, des mélomanes, des touristes, seront tournés vers le Parvis Saint Michel. Le festival de Menton, qui est l'un des événements-phares de la musique classique dans notre région, et qui est dirigé par le grand pianiste Jen-Bernard Pommier, ouvrira sa cinquante-neuvième édition. Ce soir, un concert gratuit sera donné aux Sablettes, en pré ouverture.
Sans parler des concerts des jeunes solistes qui se dérouleront tous les jours à 18 heures en la chapelle des Pénitents Blancs (et que nous vous présenterons demain), les « grands concerts » du Parvis, seront au nombre de dix et se dérouleront jusqu'au 20 août.
Ils seront marqués par une forte présence de l'Orchestre Menton-Saint Petersbourg, que dirige Jean-Bernard Pommier et qui est composé de musiciens russes.
Cet orchestre se produira six fois (en plus de la messe du dimanche matin donnée le 10 août). La venue de cet orchestre résulte d'un choix artistique : proposer un maximum de concerts symphoniques. La présence de l'orchestre a un prix : 160 000 euros sur un budget artistique total de 340000 euros. La conséquence est que le nombre de solistes d'exception a été réduit par rapport au passé. Et surtout le nombre de grands solistes qui, autrefois, ne venaient qu'à Menton, qu'on n'entendait pas ailleurs en France durant l'année. Qu'en pensera le public ? On attend sa réponse.
Des solistes de qualité, il y en aura quand même : le violoniste Boris Belkin, la violoncelliste Natalia Gutman (qu'on a entendue au printemps à Nice), le pianiste Aldo Ciccolini, 82 ans, doyen des grands pianistes du monde, et le Quatuor Bartok.
Jean-Bernard Pommier dirigera tous les concerts d'orchestre et se produira lui-même en soliste le 16 août. Beau retour en France pour ce grand musicien internationalement admiré et respecté, que son pays avait injustement oublié pendant des années. On l'y a retrouvé grâce aux projecteurs sous lesquels l'a placé le festival de Menton. Notre région s'est emparée de lui : il a donné un grand concert à l'opéra de Nice au printemps et, fait exceptionnel, participera aux... trois concerts de clôture de la saison à venir du Philharmonique de Monte-Carlo dans trois concertos de Beethoven.
Dès demain soir il sera en scène. C'est le chef d'orchestre, en lui, qu'on applaudira.