Cette image donne une idée des dégâts, fort heureusement très localisés, qu'a pu causer la nappe de pétrole. : Eric Dulière La plage du Victoria et celle du Cocody Sun ont été interdites à la baignade, hier, toute la journée. Elles seront encore fermées aujourd'hui.
Les soupçons ont commencé à poindre samedi. Quelques baigneurs se sont en effet plaints de récupérer des galettes de mazout sous leurs chaussures. Mais c'est bien dans la nuit de samedi à dimanche que le gros de la pollution marine est venu s'étaler sur les plages, à la faveur d'un vent d'est assez fort. Si la nappe avait été quelques milles plus au large, c'est vraisemblablement sur Monaco qu'elle serait allée se déposer.
D'où provient cette mini pollution ? « A 95 % d'un dégazage sauvage au large », commentait, écoeuré, un sapeur-pompier.
Hier, les services de la ville de Roquebrune ont réagi au plus vite. Au petit matin, sous l'impulsion de Mathilde Lorenzi, adjointe à l'environnement, les plages ont d'abord été interdites d'accès. Des rubalises blanches et rouges ont été mises en place avec l'aide de la Police municipale.
En ce week-end prolongé de Pentecôte, une quinzaine d'agents municipaux volontaires a accepté d'enfiler la tenue verte et les gants pour se coltiner un fastidieux travail de ramassage à la main des galets souillés. L'adjointe à l'environnement s'est, elle aussi, investie dans cette pénible tâche sous le regard d'une véritable foule de badauds assistant bras croisés à ce triste spectacle...
Retour à la normale prévu demain matin
Au final, la récolte n'est pas très spectaculaire, mais elle était indispensable. Les sapeurs-pompiers ont utilisé leur embarcation pour, d'un coup de moteur, vérifier au large qu'aucune nappe supplémentaire ne menaçait les côtes. Rien à signaler face au Cap Martin, mais une petite nappe dérivante était aperçue plus tard dans la journée au large des côtes niçoises.
Dans la matinée, c'est le sous-préfet, Christophe Marot, qui s'enquérait par téléphone, auprès de l'adjointe à l'environnement, de la situation. Le maire et conseiller général de roquebrune, Patrick Césari, s'est rendu sur les lieux. Par mesure de sécurité, il décidait de prolonger la fermeture d'une journée, soit aujourd'hui, afin de pouvoir nettoyer le goudron résiduel.
La situation devrait revenir à la normale demain matin.