L'hôtel Ambassadeurs, seul quatre étoiles de la ville fermé : une écharde dans le pied de l'hôtellerie mentonnaise. : Eric Dulière La Grand prix de Monaco approche et la cité du citron ne pourra à l'évidence pas faire face à la demande de chambres. Phénomène inquiétant, les hôtels ferment les uns après les autres dans la cité.
Avant-guerre, Menton comptait parmi les premières stations de la côte. Mais sa capacité d'accueil a considérablement diminué. Depuis 1985, sous l'effet de la pression foncière, une vingtaine d'hôtels ont été transformés en appartements. Soit une perte d'environ 650 chambres en 20 ans.
On peut ajouter à cela l'énigmatique fermeture de l'hôtel Ambassadeurs. Les portes sont closes depuis décembre et sa propriétaire ne semble pressée ni de vendre, ni de rouvrir... Une situation qui pénalise malgré tout la vie économique locale car, durant le Grand prix, l'hôtel faisait le plein... Ce sont donc autant de clients en moins pour les commerces mentonnais.
Les promoteurs n'ont pas hésité à transformer les anciens hôtels en appartements souvent luxueux vendus ensuite, majoritairement, en tant que résidences secondaires.
On se souvient que, conscient du problème, Jean-Claude Guibal avait tenté de ne plus autoriser la transformation des hôtels en logements. Une délibération jugée à l'époque illégale, mais qui avait pour mérite de tirer la sonnette d'alarme.
Car les études, réalisées lors de la création du pôle touristique de la Riviera mentonnaise, ont mis en évidence que la durée moyenne des séjours est supérieure à celle constatée généralement sur la Côte d'Azur.
Il y a donc urgence. Et un gros dossier en perspective pour le nouveau président du syndicat des hôteliers, Lionel Lopez.