Patrice et Maryse fin prêts, avec l'escabeau qu'ils avaient entreposé dans leur appartement de La Bocca, où ils viennent à chaque Festival avant de repartir en Seine-et-Marne, avec de nouveaux albums de photos et un cahier noirci de nouveaux autographes. : Photo A. B.-J. Ils sont revenus ; ils seront tous là, ce soir.
Hier, ils ont de nouveau installé leurs escabeaux sur la Croisette. « L'an dernier, il y en avait soixante-dix. Ça augmente un peu chaque fois, régulièrement », expliquait chez lui Patrice, arrivé quelques jours en avance dans son appartement de La Bocca, où il a retrouvé son outil de travail : l'escabeau. « On l'a changé il y a deux ans ; l'autre était trop petit ».
« On », c'est lui qui photographie, et son épouse Maryse qui essaie de récolter des autographes. Venu de Seine-et-Marne, le couple va en revoir un autre : Pierre et Mona, de Cognac, qui logeront tout près, dans une résidence hôtelière puis dans un studio.
" Les Américains jouent plus le jeu "
Il y aura aussi Claude, de Chaumont, qui va loger « dans un petit hôtel ». En revanche pas de nouvelles de la Girondine Gaëlle, d'ordinaire hébergée avec son frère chez des amis. Au total « un groupe d'habitués » qui se connaissent - et s'apprécient. Ils seront dès ce soir, et pour douze jours, côte à côte. Le regard alerte, mais le jugement parfois impitoyable pour ceux qui « ne jouent pas le jeu. Si on monte les marches, c'est pour être vu par le public. Alors, pourquoi refuser un autographe ou une photo ? », explique Maryse.
Chaque année, l'impression d'ensemble est claire, nette et défavorable aux vedettes françaises : « les Américains jouent plus le jeu. Il peut y avoir des exceptions, mais globalement on fait toujours ce constat. »
Les grands moments vécus par les photographes amateurs sont plus nombreux qu'on ne pourrait le croire en observant l'important dispositif de sécurité ou l'épaisseur de barrières, assez sidérante pour qui a connu ne serait-ce que le festival des années 1980. « Monica Bellucci a tenu à signer sur la même page que son mari (Vincent Cassel) ; Alain Delon a été formidable. Bruce Willis est venu vers nous, même si ce n'est pas toujours facile avec les gardes du corps. En revanche, Thierry Ardisson nous a tourné le dos, et Gérard Jugnot nous a lancé "Je ne peux pas, je suis pressé !" Mais si Bruce Willis peut, pourquoi pas Jugnot ? », lance Maryse.
Suite, ce soir, en haut et en bas des escabeaux. Et régulièrement dans nos colonnes, où nous donnerons des nouvelles de ces gentils paparazzi.J. P.