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Nice-Matin

Actualité Alpes-Maritimes

jeudi 24 avril 2008

Alpes Maritimes : Nice fait un pas vers l'Euro 2016

Après l'échec de sa candidature au titre de capitale européenne de la culture, c'est sur le sport de haut niveau que la ville de Nice mise pour retrouver son lustre international perdu. Si, on reste encore dans le domaine du « peut-être », Nice s'est officiellement positionnée hier, comme candidate à l'accueil des matchs de l'Euro 2016 et, dans le même temps, a posé la première pierre d'une éventuelle candidature à l'organisation en 2018 des Jeux olympiques d'hiver.

Rien moins.

Et sans tirer des plans sur la comète foot, la capitale de la Côte d'Azur semble avoir marqué des points dans la course à l'organisation du championnat d'Europe des nations.

C'est accompagné de représentants du sport azuréen que Christian Estrosi est allé défendre ces deux dossiers à Paris : en début d'après-midi devant Henri Sérandour, le président du Comité national olympique et sportif français, puis devant Philippe Séguin qui préside la commission constituée par Bernard Laporte en vue de choisir les stades du championnat d'Europe des Nations.

Nice avant Bordeaux dans la course à l'Euro 2016

Un marathon politico-sportif donc, dont la priorité reste l'Euro 2016. « Pour les Jeux olympiques, nous n'en sommes encore qu'aux prises de contact. Nous ne candidaterons qu'à coup sûr. Mais nous sommes allés démontrer que l'éventuelle candidature de Nice n'était pas une fantaisie », explique Christian Estrosi. (voir ci-contre).

A ceux qui lui reprochent d'abuser d'effets d'annonce, Christian Estrosi riposte par « du concert ». Loin donc des effets de manche de Jacques Médecin qui, à la fin des années 80, jurait ses grands dieux qu'il décrocherait les JO, puis le Mondial pour sa ville, c'est un dossier technique en main que le maire de Nice est allé plaider la cause niçoise à Paris.

Sa priorité : l'Euro 2016. Nice ainsi a été la première ville auditionnée - avant Alain Juppé pour Bordeaux - par la commission stade de Philippe Séguin. Et au terme de ce grand oral foot d'une heure, la délégation niçoise est sortie confortée dans sa volonté de gagner le pari de l'Euro 2016. « Nous avons présenté notre projet en mettant bien en avant que le grand stade de Nice de 40 000 places sera livré avant 3 ans. Que toutes les procédures seront lancées avant l'été », expliquait, hier, le maire de Nice au sortir de cette audition foot.

Un stade « multimodal »

« L'inquiétude légitime de la commission est de voir fleurir un peu partout en France des grands stades qui, l'Euro 2016 terminé, risqueraient de devenir des friches urbaines. Or notre atout, c'est d'abord que le grand stade de la plaine du Var fonctionnera depuis 4 ans lorsque sera sifflé le coup d'envoi de l'Euro. Ensuite, qu'il s'inscrira dans un véritable projet d'aménagement urbain et qu'il sera multimodal, susceptible d'accueillir les rencontres sportives de haut niveau (et pas seulement celle régulière de l'OGCN) mais des expositions internationales, de grandes manifestations culturelles. Qu'il sera finalement un vrai lieu de vie au coeur de la future Opération d'intérêt national de la plaine du Var. »

Valenciennes et Lens

plaident pour Nice

Restait une hypothèque : ce grand stade de 40 000 places n'est-il pas disproportionné..., dès lors que la moyenne de spectateurs au Ray n'excède pas les 12 000 personnes ? Mais la délégation niçoise a eu d'autant moins de mal à la lever, que Gervais Martel, le président du RC Lens et Francis Decourrière, celui du FC Valenciennes, sont spontanément venus au secours de Nice : « L'un et l'autre sont intervenus pour expliquer au président de la commission à quel point le Ray était un site handicapant. Parce que le quartier est difficile d'accès, malgré le tram. Ensuite que les installations plus que désuètes du vieux Ray n'incitent pas les familles notamment à venir au stade... quand elles ne les en dissuadent pas tout simplement. »

Faut-il pour autant crier victoire ? Mystère. La commission rendra sa copie début 2009.

Mais, la journée d'hier a été porteuse d'espoir, d'autant que, dans le même temps, Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF, donnait aussi du crédit à la candidature niçoise :

« Comme l'impose l'UEFA, nous aurons en 2016 huit stades qui tiennent la route. Quand je sais ce qui se passe à Lyon et Lille et quand M. Estrosi parle d'un stade de 40 000 places, nous ne sommes déjà pas loin du compte. »

ROUBAUD

Jean-françois
Nice-Matin

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